Accueil Marketing / Stratégie commerciale Olivier ONA : “Je suis le seul blogueur à analyser l’internaute gabonais.”

Olivier ONA : “Je suis le seul blogueur à analyser l’internaute gabonais.”

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

Bonjour à tous, chers viseurs. J’espère que vous allez super bien. Chez moi ce n’est pas la trop grande forme. J’ai une de ces grippe ! C’est un peu saoulant d’être malade comme ça. Ca me ralentit beaucoup sur mon travail. Je tiens donc à m’excuser pour mon silence depuis le début de ce mois.

Aujourd’hui, je suis là avec vous et c’est ce qui compte. En même temps, je profite de cet article pour vous annoncer que ce mois nous avons choisi de mettre les projecteurs sur les blogueurs africains.

Après le mois du guide touristique et de l’humour, nous avons pensé à consacré Décembre aux agitateurs du web africains. Nous commençons cette série par l’actuel président de la Communauté des Blogueurs et Vlogueurs du Gabon (CBVG), j’ai cité Olivier ONA.

Marketeur devenu infographe et professionnel en marketing digital, avec une expérience dans l’entrepreneuriat tech., Olivier est, depuis juillet 2017, le Digital Manager de la seconde maison de téléphonie mobile au Gabon, Airtel.  “Je suis également consultant en stratégie social media pour des agences de communication et le propriétaire du blog www.onasurleweb.com. C’est le premier blog à décrypter l’usage de l’internet et des nouveaux médias au Gabon. Je suis aussi propriétaire et rédacteur en chef du webzine 241 Clics Magazine qui en est déjà à son 8ème numéro dont deux hors-série.”

Dans cet article, je vous emmène à la découverte d’un passionné du digital. Une forte personnalité et un fonceur. Ce que je retiens de lui, ce sont les mots d’encouragement lorsque je lançais ma première formation à Port-Gentil, alors qu’on ne se connaissait ni d’Adam ni d’Eve.

 

Olivier ONA, le blogueur.

Dans l’entendement du propriétaire du 241 Clics Magazine, il est presque inadmissible pour quelqu’un du digital de ne pas tenir un blog afin de vendre son expertise. “Que ce soit pour d’éventuels clients comme pour ceux et celles qui souhaitent apprendre le métier, tenir un blog est inévitable pour le spécialiste du digital. C’est d’ailleurs en parcourant le blog de Fred CAVAZZA que j’ai développé certaines aptitudes.”

Vous l’aurez compris, le blog d’Olivier est très axé marketing et communication. Il aborde également les questions de l’entrepreneuriat. “En tenant ce blog, le but visé dans un premier temps est de vendre mon expertise et de partager mon expérience avec les plus jeunes. Tout ceci dans un contexte typiquement gabonais. En effet, je suis le seul blogueur à analyser l’internaute gabonais. Car, pour les états majors marketing, la compréhension de l’internaute gabonais est crucial afin de proposer la meilleure réponse marketing qui soit. L’internaute est différent du téléspectateur. Il a plus de pouvoir de nuisance au cas où il ne serait pas satisfait du service proposé par les marques.” Explique Olivier.

 

Un blog qui évolue au fil des jours.

Lors de la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat organisée dernièrement, j’ai animé un atelier dont le but était de montrer l’importance de tenir un blog pour son entreprise. Je suis ravie de voir que je collais parfaitement à la réalité et que certains africains l’ont aussi compris. Tenir un blog est un excellent moyen de se vendre. C’est pour cela que tout entrepreneur est un potentiel blogueur qui s’ignore. Olivier l’a cerné depuis.

En quelques mois, le site de monsieur ONA s’est trouvé en refonte à 2 reprises au moins. Il affirme que son blog est sans cesse en mutation. Et, il continuera à changer au fil du temps. “L’objectif est de devenir une référence en local. Même si je sais que les agences de communication gabonaises le lisent régulièrement et n’en parlent pas (lol). Je compte aussi animer des ateliers de formation ou autres workshops afin de convertir le maximum de jeunes aux métiers de Community Manager, Social Media Manager et Content Manager d’une part. D’autre part, vendre la véritable expertise des gens du Social Media afin que le métier soit respecté et pas juste limité au partage de contenus sur les réseaux sociaux.”

Olivier est donc résolument tourné vers la mise en avant de son expertise et n’hésite pas à souvent prendre des exemples controversés pour appuyer ses propos. C’est ainsi que vous pourrez lire des articles aux titres assez évocateurs comme celui de Créol La Diva, ou sur  les vineurs gabonais, “pas assez bankables” selon le blogueur.

Ce sont 11 années d’expérience dans le domaine du digital que le blogueur étale ainsi sur son espace d’expression. “Je ne fais pas que cela, même si ma présence sur les réseaux sociaux est continue. Je me réserve toujours un espace hors connexion assez important afin de maintenir ma créativité à un certain niveau. Ce métier nécessite un très haut niveau de créativité et être en ligne H24 nuit considérablement. C’est d’ailleurs pour cette raison que je voyage beaucoup, même si ce n’est que dans l’Estuaire afin de me déconnecter le plus possible.”

 

Ce que le blogging lui a apporté.

Etre blogueur est une expérience enrichissante. Dans les pays qui l’ont compris, tenir un blog (ou un vlog) fait désormais partie du CV, au même titre qu’une expérience professionnelle à part entière. Pour Olivier ONA, “c’est une affaire d’expertise, de maîtrise de sa niche et de son métier. Qui dit expertise, parle alors d’influence. C’est donc à nous de devenir de véritables experts, reconnus par la corporation et le grand public. En même temps au Gabon, les choses ne fonctionnent pas comme ailleurs. Ce que les états-majors des marques regardent c’est l’engagement, même s’il est fictif (achats de likes…), au détriment de la conversion.”

Olivier reste toutefois optimiste quant à l’évolution des esprits. “Les choses vont aller en s’améliorant. Car au final, les marques vont rapidement se rendre compte que les likes ne rapportent pas de sous. La force des blogueurs doit reposer sur ce fait. Car ils vendent une expertise et ont développé de véritables communautés autour de leurs blogs (des communautés engagées!). Je vais prendre l’exemple de mon webzine et de mes ebooks qui s’approchent des 1.000 adresses mails et numéros de téléphone collectées depuis sa mise en ligne en juin 2017. Grâce à ces contacts, j’ai développé une relation de confiance avec ma communauté de lecteurs via différents groupes WhatsApp. Des plateformes sur lesquelles je relais quotidiennement des informations autour du numérique au Gabon et dans le monde. Ce qui est tourné d’ailleurs à l’avantage des marques avec lesquelles je collabore.”

Olivier poursuit son argumentaire en insistant sur le fait que devenir une référence auprès du grand public ou de sa niche, permet d’intéresser les marques. Elles vont ainsi solliciter l’appui des blogueurs, soit pour relayer sous format articles sponsorisés les avantages de leurs produits ou miser sur la forte communauté autour du blogueur sur les réseaux sociaux.

 

Quand Olivier ONA coache ça donne…?

“Lancez-vous dans le numérique. Il y a de la place pour tout le monde. Aussi, si vous voulez rester informés sur l’évolution du numérique au Gabon, téléchargez votre webzine totalement gratuit. Car oui, le Gabon du numérique existe et deux fois dans le mois nous en parlons sur 241 Clics Magazine.”

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