Accueil Commerce / Vente En France, Marina MAROUNDOU lance Kooli, une plateforme qui permet à la diaspora gabonaise d’aider la famille restée au pays.

En France, Marina MAROUNDOU lance Kooli, une plateforme qui permet à la diaspora gabonaise d’aider la famille restée au pays.

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga
Marina de Kooli

On a longtemps décrié l’inactivité de la diaspora gabonaise dans l’économie du pays. Et à juste titre puisqu’un rapport de la BAD (Banque Africaine de Développement) daté de juillet dernier, montre que le Gabon figure en queue de liste des pays ayant une diaspora active sur le plan économique. C’est fort de ce constat que je m’en vais vous présenter Kooli. Une plateforme qui pourrait à son petit niveau, contribuer à inverser cette tendance qui n’est pas très reluisante pour notre pays.

Kooli, qui signifie en langue Ipunu “commerce”, est l’initiative de Laure Marina MAROUNDOU, une jeune gabonaise installée en France. Attachée à ses valeurs, la jeune femme voulait un nom accrocheur et qui ait une véritable signification. Titulaire d’une d’une Licence en Science de l’Architecture, elle est depuis 2019 dessinatrice dans un bureau d’études. Passionnée par la cuisine et l’entrepreneuriat, Laure Marina milite pour des causes citoyennes telles que l’égalité, la solidarité et le retour aux sources.

C’est donc avec cet esprit solidaire qu’elle a choisi de mettre sur pied Kooli.

Génèse d’un projet porteur

On se demande toujours à quoi sert notre diaspora gabonaise. Quand celle des pays de l’Afrique de l’Ouest contribue fortement au développement de leurs pays, grâce à un volume de transactions financières très important. En 2016 par exemple, Macky Sall affirmait, lors d’une rencontre avec les étudiants sénégalais à Madagascar, que l’apport de la diaspora sénégalaise dans le financement externe représentait près de 1,5 milliards d’euros, soit 900 milliards de Fcfa. Des chiffres de la BCEAO qui placent la diaspora à la tête des sources de financement externe du Sénégal.

A contrario, le rapport de la BAD montre que la diaspora gabonaise contribue à 0% du PIB du Gabon. Avec de telles données, l’initiative de Laure Marina MAROUNDOU est donc salutaire. 

Ainsi, Kooli naît de plusieurs constats. Tout d’abord, l’évolution technologique qui conduit à la raréfaction des devises. En effet, les transferts d’argent vont être de plus en pus désuets laissant la place aux transactions immatérielles. Ensuite, l’usage final de l’aide sollicitée. Consciente que les aides faites à la famille au pays sont parfois détournées à d’autres fins, grâce à Kooli, la jeune entrepreneure souhaite s’assurer que chaque aide serve au besoin réel émis par la famille bénéficiaire. “Le transfert d’argent au Gabon est le principal moyen d’assistance aux proches. Mais ce dernier ne remplit pas toujours parfaitement ce rôle.” explique mon interlocutrice. Enfin, cette initiative veut servir une plus grande cause : soutenir la production locale. Effectivement, les produits mis à la disposition des demandeurs seront du 100% made in Gabon. Car, ils seront essentiellement fournis par des agriculteurs, des particuliers et/ou coopératives locales.

Kooli : des biens et services qui vont être implémentés progressivement

Si jusqu’ici vous ne comprenez toujours pas comment ce projet va se mettre en oeuvre, ce n’est pas grave. Rassurez-vous, j’ai été comme vous pendant un moment. Pour faire simple, grâce à Kooli, les gabonais qui sont à l’étranger pourront aider en temps réel leurs familles restées au Gabon. En effet, en passant par la plateforme, ils pourront leur :

  • acheter des paniers alimentaires ;
  • acheter du crédit téléphonique ;
  • transférer du mobile money ;
  • fournir des bons d’achat pharmaceutiques ;
  • fournir des bons d’achat de fournitures scolaires ;
  • régler des factures d’électricité et d’eau… 

Toutefois, ces offres se feront de manière progressive. “Le challenge à ce jour est de réussir ma phase test afin de lancer concrètement le projet. Trouver des partenaires fiables, et un système de paiements adapté. Ma particularité est de me focaliser sur les produits locaux, mais aussi de garantir la fiabilité et la traçabilité des fonds engagés. Il n’y aura aucun flux monétaire. Kooli c’est de la mise à disposition des biens et services plutôt que de l’argent. Une fois le système validé avec les paniers alimentaires, nous allons faire évoluer le système vers les autres services et pourquoi pas en faire une marque.” confie Laure Marina MAROUNDOU.

Kooli

Vous pouvez intégrer le panel fournisseurs de Kooli en les contactant au +33 7 69 15 48 60 ou par e-mail à marina.maroundou@kooli241.com.

Le site web sera disponible dans 3 mois. Et l’application, interviendra beaucoup plus tard. Mais pour cette phase test, vous pourrez passer par la page Facebook de Kooli afin de lancer vos commandes pour vos parents au Gabon. En attendant, participez au sondage en ligne en cliquant ici.

De chouettes perspectives pour Kooli

Laure Marina MAROUNDOU envisage de lancer la phase test de son projet à Libreville et Lambaréné avant de l’étendre au pays tout entier. Mais surtout, ce qu’elle espère c’est que son entreprise puisse un jour servir des causes plus grandes. La jeune femme imagine en effet que des organismes humanitaires internationaux puissent offrir des plats aux orphelins dans le besoin peu importe où ils se trouvent. Elle rêve également que Kooli puisse fournir des services et produits aux gabonais de la diaspora pour encourager les commerces des gabonais expatriés.

En guise de conclusion, la fondatrice de Kooli dit : “L’entrepreneuriat est en plein essor. Et, pour améliorer l’existant je pense qu’il serait judicieux de la part des gouvernants de développer des mesures d’accompagnement et de financement. Je conseillerai aussi à ceux qui souhaitent se lancer dans cette aventure de se former, ensuite de tester leur projet afin de le lancer avec des éléments concrets.”

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