Accueil Art / Spectacle Laïla Abdoulaye, nigérienne, 22 ans, écrivaine et militaire : “…ce roman est un éveil de conscience.”

Laïla Abdoulaye, nigérienne, 22 ans, écrivaine et militaire : “…ce roman est un éveil de conscience.”

Par Stecy Arsene
Laïla Abdoulaye

La vie de soldat est une vie qui ne vous laisse généralement pas de temps libre. Vous devez le sacrifier à le mettre au service de la nation. Ce qui est encore plus difficile, lorsque vous êtes un officier ou appelé à l’être. Pour cette interview, nous sommes allés à la rencontre d’une jeune auteure nigérienne, qui réussit à préparer sa carrière d’officier de l’armée nigérienne tout en laissant s’exprimer sa passion pour l’écriture. Elle s’appelle Laïla Abdoulaye.

Née le 4 Août 1998 à Niamey, Laïla Mouhamadou Abdoulaye obtient son baccalauréat au sein du plus prestigieux établissement scolaire du Mali : le Prytanée Militaire Kati. Elle poursuit actuellement une formation militaire d’officier à l’Académie militaire de Fondouk Jedid en Tunisie. Bien que possédant déjà un métier, Laïla décide malgré tout, de laisser sa passion s’exprimer depuis 2017. 

En 3 ans, elle est devenue l’auteure d’un recueil de poèmes et d’un roman, paru en 2020. Avec sa Licence en science juridiques et gestion, ce jeune talent de l’écriture ambitionne de s’investir autant que possible dans sa passion. Courtoise et toujours de bonne humeur, Laïla a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

VisezLaLune : Laïla, merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Laïla Abdoulaye : Bonjour! Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour cette interview. Je suis vraiment honorée. Ceci dit, je suis l’aspirant Laïla Mouhamadou Abdoulaye. Actuellement, en 4e année en sciences juridiques et gestion, à l’Académie militaire Fondouk Jedid où je poursuis ma formation militaire.


VLL : « Étoiles du Sahel » est votre 1er ouvrage. Avez-vous eu l’impression d’avoir progressé entre le moment où vous avez commencé à écrire, et lorsque vous vous êtes dit qu’il fallait envoyer le tapuscrit à un éditeur ?

L.A : J’ai effectivement progressé entre le moment où j’ai commencé l’écriture de mon premier livre et celui où je me suis décidée de l’envoyer chez un éditeur. Puisque, c’était mon tout premier ouvrage et, je voulais m’assurer qu’il était vraiment prêt à être édité. Afin, d’éviter toute erreur. Pour cela, j’ai décidé de lui consacrer le temps qu’il faut pour pouvoir vérifier, corriger et modifier certaines parties .


VLL : Votre 1er livre est un recueil de poésies. Alors que, « Anissa une vie brisée » lui, est un roman. Comment s’est effectuée cette transition ?

L.A : Dans mon second livre, j’ai choisi de faire une transition de la poésie à l’écriture d’un roman. D’une histoire entière tout d’abord. Car, je voulais essayer ce genre littéraire. Mais aussi, parce que je me sentais vraiment inspirée pour la narration de ce roman. Je l’ai abordée le plus naturellement du monde. Car, comme je l’ai dit, j’avais l’inspiration nécessaire.


VLL : “Anissa une vie brisée”, est un peu le reflet de plusieurs sociétés africaines. Comment s’est fait le choix des thématiques abordées ?

L.A : Ce qui m’a surtout orientée à porter mon choix sur le thème du mariage forcé et précoce c’est d’abord l’observation de notre milieu. Ainsi que, le constat alarmant sur le taux de plus en plus élevé de ces mariages forcés. Sans oublier, leurs conséquences souvent dramatiques. Alors, ce roman est une sorte d’éveil de conscience. En effet, afin que les parents, les dirigeants, les responsables, sachent que chacun a son niveau de décision et de responsabilité. Qu’ils méditent, afin que nous puissions ensemble, mettre fin au calvaire que subissent ces innocentes filles.

VLL : Votre amour pour l’écriture, vous vient d’où ?

L.A. : Passionnée depuis toute petite par la lecture, c’est à force de lire que j’ai été attirée par l’écriture. Je voulais à mon tour écrire. En outre, c’est ce qui m’a conduite à mon tout premier recueil de poèmes “ÉTOILES DU SAHEL“. Concernant le choix du lieu, je n’ai pas de préférence. J’écris la plupart du temps, partout où j’ai un petit temps libre. Mais surtout, dès que l’inspiration me vient.


VLL : Souhaiteriez-vous passer un dernier message aux amoureux de la littérature, mais surtout à ces jeunes qui aimeraient pouvoir faire de leur passion un métier ?

L.A. : J’invite tous mes frères et soeurs à persévérer dans la voie qu’ils ont choisie et de ne jamais lâcher prise. Qu’importe les obstacles qu’ils peuvent rencontrer. Avec la détermination et le courage, tout est possible. J’informe par la même occasion tous ceux qui veulent se procurer mes livres qu’ils sont disponibles au Niger précisément à Niamey.

Merci beaucoup, ce fut un plaisir d’échanger avec vous ! Visez La Lune, réalise un travail excellent en mettant en avant les jeunes talents africains. L’Afrique a besoin des médias comme vous, qui mettent en valeur, nos cultures et nos dirigeants. À très bientôt tôt, je l’espère !

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