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Kocali Food une entreprise agroalimentaire en plein essor.

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

La tendance actuelle est au bio, au fait main, au naturel… bref, aux confections artisanales. Mode, nourriture, boissons, décorations et même perruques et tissages, tout y passe. La société dont  Dèwanou Désiré MADOHONAN est le co-fondateur ne déroge pas à la tendance. Kocali Food, puisque c’est son nom, est une jeune entreprise qui produit des boissons locales entre autre.

C’est au Bénin que Kocali Food voit le jour et exerce ses activités dans le secteur agroalimentaire. Créée en 2015 par 3 jeunes hommes : Dèwanou Désiré MADOHONAN, A. Adrien HEVIEFO, Ferdinand M. HOUNKPONOU, elle se veut sociale et inclusive.

En effet, elle intègre dans sa chaîne de production, de l’approvisionnement à la distribution , les populations rurales et périurbaines. Née de la volonté de rompre avec le cycle des pertes post-récolte des produits maraîchers dans le département de l’Atacora, elle affiche un ambition digne d’un géant agro-industriel.

Des pertes agricoles à “Yérika”.

“Nous nous sommes lancés dans le secteur agroalimentaire sur un constat simple: les familles rurales vivant de la commercialisation des fruits et légumes locaux et autres produits non ligneux tels que la pomme de cajou, la mangue, le raisin d’Afrique, etc. perdent une bonne partie de leur production.” M’explique Dèwanou. Ces produits étant très périssables, ils ne se vendent pas entièrement en saison d’abondance. Ces pertes post-récolte constituent un problème majeur pour ces petits producteurs. Ils se voient souvent contraints de céder leur production à des prix dérisoires.

Dèwanou ajoute: “Nous avons donc découvert que le secteur agroalimentaire pourrait être un puissant outil de renforcement de l’économie locale. Elle permettrait également la valorisation des potentialités agro-écologiques des zones rurales et périurbaines voire urbaines.” En 2015, Adrien effectue des voyages qui le mènent au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali. Il y découvrit la valorisation des potentiels agricoles par des unités de production. Lui et ses compères se formèrent alors à la transformation agroalimentaire. “Puis, sur fonds propres, nous avons donc lancé la transformation et la commercialisation des jus de mangues sous le label Yérika.” En langue Waama du Bénin cela symbolise “le travail bien fait”.

Des services multiples et variés.

En plein développement de son volet transformation et commercialisation, Kocali Food dispose d’une large gamme de produits finis. Ces produits sont répartis en 3 catégories: les jus de fruits (mangues, ananas, baobab, tamarin, raisins d’Afrique…), les fruits séchés et les conserves (confitures de mangues, oranges, ananas, goyaves, purées de tomate…).

Kocali Food propose également des services telles que l’installation d’unités de production végétale et de transformation agro alimentaire ainsi que des formations, l’accompagnement et l’appui-conseil en agriculture durable.

Les produits de cette jeune entreprise sont actuellement distribué par plusieurs magasins à travers le Bénin: Angel’s Floor, Nelcop Sarl, APP-Tanguiéta, Restaurant Les Amis des Enfants, John Café, l’entreprise Couleurs Africaines… Ils sont d’ores et déjà disponibles au Burkina Faso.

Une vision qui se veut pérenne.

“Notre vision à long terme est d’être un géant de l’industrie agroalimentaire au Bénin. Nous souhaitons participer activement au renforcement de l’indépendance financière des populations rurales. Ceci ne sera rendu possible que grâce à l’installation de petites unités de transformation et de conservation des produits agricoles locaux.” Indique fièrement Dèwanou. A terme l’entreprise se veut une réelle force dans le développement du tissu économique béninois.

 

Un conseil à la jeunesse.

Lorsque je l’interroge sur son mot de la fin, mon interlocuteur rappelle que “le chômage reste le principal fléau qui gangrène le plus les populations (jeunes, hommes et femmes)”. “C’est, toujours selon  Dèwanou, une situation que l’Afrique ne devrait pas vivre au regard de ses potentialités. L’alternative pour la jeunesse africaine reste l’entrepreneuriat, quelque soit le secteur.”

“La première chose que le jeune aspirant-entrepreneur doit garder à l’esprit est qu’entreprendre part toujours d’une vision et d’un désir d’améliorer le quotidien des populations.” Une fois ce préalable acquis les jeunes doivent investir en formation dans le secteur d’activité choisi. Il souhaite aussi lever le voile sur le fait que “l’entrepreneuriat est tout sauf facile”. Mais que malgré cela, les jeunes doivent oser. “Quand vous avez une idée d’entreprise, pensez-la en 3D, puis lancez-vous vite fait bien fait! Lancez-vous! N’attendez pas demain! Chaque jour qui passe est important pour contribuer durablement au développement de l’Afrique.”

Kocali Food s’est donnée des défis qu’elle relève jour après jour. Elle est en plein essor et s’exporte dans d’autres pays de la sous-région. C’est un bel exemple de réussite qui devrait être dupliqué dans toute l’Afrique.

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