Accueil Evènement [Interview Exclu] Anthony Mylann Obame, le meilleur taekwondoka du monde 2018 se confie.

[Interview Exclu] Anthony Mylann Obame, le meilleur taekwondoka du monde 2018 se confie.

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

J’ai attendu cet instant avec impatience depuis le dernier article. Je voulais, être parmi les premiers à crier “milolouoooooooo” à notre champion. Ca y est, c’est fait ! Il est sacré Meilleur taekwondoka du monde 2018 par la Fédération Internationale de Taekwondo.

Même si je déplore le manque de communication autour de ça sur le site officiel de la Fédération, je ne peux pas m’empêcher de me réjouir pour lui. Il a obtenu 35,82% des votes, mais c’est l’athlète coréen Dae-Hoon Lee qui occupe la 3e place du sondage avec 16,15% des voix qui a eu droit au feu des projecteurs.

Lui ? Je parle d’Anthony Mylann OBAME. A l’occasion de ce sacre, il a bien voulu répondre à quelques unes des questions que je lui ai posé.

 

VisezLaLune : Bonjour monsieur Obame. Pouvez-vous vous présenter à mes lecteurs ?

Anthony Mylann OBAME : Bonjour. Je m’appelle Anthony OBAME. Je suis Gabonais, j’ai 30 ans. Je suis Chrétien et sportif de haut niveau. J’excelle dans le Taekwondo. Je suis connu aujourd’hui grâce au fait d’avoir apporté la première médaille olympique de mon pays en 2012. Ça s’est enchaîné avec un titre de champion du monde en 2013 et double champion d’Afrique en 2014 et 2018.

J’ai fait toutes mes classes scolaires à Libreville jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat D ( scientifique) au Lycée National Léon MBA. Actuellement, je suis en master en management du sport. Mon hobbie c’est le sport en général ! Même si mon coup de cœur va au Taekwondo. Il y’a aussi le foot, le basket et les autres sports de combat que j’aime.

Je viens d’une famille de sportifs, donc voilà un peu…

Anthony OBAME

VLL : Quand et comment l’amour pour le Taekwondo naît en vous?

Anthony Mylann O. : L’amour pour le taekwondo naît en moi quelque mois après mon inscription. J’avais alors 8 ans et au fil du temps et des compétitions, ainsi que les résultats que j’avais et les gens que je rencontrais, j’ai nourri en moi l’idée d’être un athlète de haut niveau. Dans mon esprit, je devais être un représentant du Gabon aux jeux olympiques.

 

VLL : Alors qu’on sait que les parents africains sont plus portés vers les “grandes études” comment les vôtres ont-ils accueilli votre décision d’être athlète taekwondo ?

Anthony Mylann O.: Bah pour mes parents, comme je vous l’ai dit, c’était des sportifs et qui nous avaient éduqués autour du sport. La seule condition c’était juste de ramener de bonnes notes de l’école, réussir les examens. Ils nous accompagnaient car ils savent, même encore aujourd’hui, l’impact que le sport peut avoir dans la vie d’un homme, d’une société, d’un pays!

Ils ne se sont pas trompés en tout cas.

J’ai rencontré des difficultés à divers niveaux comme pour tous les athlètes de haut niveau africains, je suppose. Mais je considère tout ceci comme du passé. Car cela m’a permis de connaître à quel point je suis capable de surmonter des épreuves aussi difficiles qu’elles soient.

 

VLL : Vous êtes sacré meilleur taekwondoka du monde. Votre sentiment par rapport à ça ?

Anthony Mylann O.: Etre reconnu le meilleur taekwondoka du monde me fait plaisir et me motive encore plus. Ca nous unit car c’est à travers cela qu’on arrive à montrer notre soutien notre solidarité. J’ai vu les partages, les messages de vote, de soutien de mes frères et sœurs gabonais et gabonaises et même des autres africains, ainsi que des européens, asiatiques, américains… Je dirais de tout le monde ! Je tiens à tous les remercier du fond du cœur. Ils sont formidables !

 

VLL : Avez-vous des projets futurs ? Un après Taekwondo ?

Anthony Mylann O.:  A part le fait de représenter mon pays comme nous le faisons, j’aimerais tracer l’avenir des générations futures, et aussi impacter ma société dans les autres domaines. Car pour se démarquer au niveau mondial, il ne s’agit plus seulement de sport, mais de mentalité, de manière de penser, de mode de vie. Et ça, ça touche tous les domaines.

Mes projets futurs, et ça me tient à cœur, c’est donc de réveiller d’autres champions dans plusieurs domaines. Les gabonais sont des champions mais, il faut le démontrer.

 

VLL : Quel est votre apport personnel pour le développement de discipline dans votre pays?

Anthony Mylann O.: Pour le développement de la discipline dans notre pays, déjà il faudrait que les acteurs se mettent d’accord sur un objectif commun : la nation.  Et, j’ai l’intention d’inviter mes aînés et pères pour que la fédération soit enfin en place. A part l’organisation des événements et dons de matériels, il faudrait remettre notre fédération sur les railles.

Ce n’est pas mon travail, car je suis encore athlète. Mais, je pense être légitime pour le proposer et c’est pour le bien de tous.

 

VLL: Si vous deviez vous adresser à la jeunesse gabonaise, mais surtout africaine afin de la motiver à se lancer et à croire en elle, que lui diriez-vous ?

Anthony Mylann O.: Je suis pas très bon en mot de fin, mais je pense avoir tout dit. Il faut retenir 3 choses : le rêve, l’action, la persévérance. Par dessus tout, il faut mettre tout entre les mains de Seigneur. Voilà mon conseil.

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