Accueil Artisanat A 21 ans, la gabonaise Mariama Maguiraga est à la tête de l’entreprise Tuber’Chips !

A 21 ans, la gabonaise Mariama Maguiraga est à la tête de l’entreprise Tuber’Chips !

Par Aude Sharys OVONO ALLOGO
Mariama MAGUIRAGA

Pour la plupart d’entre nous, nous passons nos journées à grignoter. Entre chips, cacahuètes ou simplement des fruits secs, certaines dents ne cessent de croquer. Voyant la tendance du marché actuelle, Mariama Maguiraga tend à proposer un apéritif unique, des chips de tubercules, qu’elle va nommer Tuber’Chips.

Recevez mes salutations chers viseurs, et j’espère de tout cœur que vous allez bien. Aussi, prenez régulièrement des nouvelles de vos proches, c’est très important. Aujourd’hui, nous allons aller du côté de la transformation alimentaire. Depuis quelques temps, des entrepreneurs jeunes veulent se démarquer et apporter leur éclat dans l’économie. Pour cela, ils opèrent dans des univers variés comme la photographie avec le jeune Nicolas MB, l’écriture avec Mbie Auxi Sena et maintenant nous avons Mariama Maguiraga dans l’alimentaire. De prime à bord, nous devons encourager les jeunes entrepreneurs qui débutent à aller loin en leur donnant de la visibilité. Qui sait, vous êtes peut-être le prochain client et ambassadeur de Tuber’Chips !

Maintenant, nous allons nous plonger progressivement dans le parcours vif et encourageant de Mariama, avec sa marque à croquer Tuber’Chips.

Mariama Maguiraga croque la vie à pleine dent : les débuts d’une jeune entrepreneure

Au commencement, l’idée d’entreprendre était un mythe au Gabon. On a longtemps pensé que pour entreprendre, il fallait avoir un « gros nom » ou appartenir à une certaine affiliation politique. « Mon peuple périt car il lui manque la connaissance » et je pèse ces mots. Avec le temps, on apprend que pour entreprendre, il n’y a rien de véritablement mystique. En outre, il faut simplement avoir un bon projet, de la détermination et ne pas avoir peur de commencer petit.

Des sachets Tuber'Chips salés

Mariama mise sur ce qu’elle appelle « la stratégie du step by step ». Selon la jeune femme, la vie est une échelle et il faut la gravir, marche après marche. “En 2018, j’étais étudiante en GEA (Gestion des Entreprises et Administrations). Dans le cadre de notre formation, nous devrions valider notre DUT (Diplôme Universitaire Technologique) avec la soutenance d’un rapport de stage et d’un projet tuteuré. Nous étions en groupe de quatre étudiants et nous avons penché, parmi plusieurs thèmes, l’exploitation du tubercule de manioc sur un angle innovant. Après des enquêtes de terrain, des recherches et des entretiens, nous avons établi notre projet sur plan théorique et pratique. Il fallait attester la faisabilité du projet et du produit. C’est ainsi qu’en Octobre 2018 que nous avons présenté le premier échantillon de notre produit lors de la soutenance devant un jury expérimenté e la matière. Au final, nous avons obtenu la meilleure note de notre promotion, plusieurs conseils, encouragements et félicitations s’en sont suivis. Le projet dans son ensemble avait quelques failles mais restait faisable.”

C’est ainsi qu’est né, la marque d’apéritif Tuber’Chips en Octobre 2018. Voilà, une raison de plus de prendre vos devoirs de classe au sérieux ! (Rire)

Femme d’affaire et étudiante, le mode d’emploi de Mariama dévoilé

Premièrement, la chose que l’on conseille à tous les entrepreneurs est toujours de garder la tête sur les épaules. Car, entreprendre aujourd’hui n’est jamais synonyme de réussite demain. Selon le magazine Figaro, seulement 30% des entreprises survivent sur le long terme. Mariama, l’a sûrement compris et c’est la raison pour laquelle, elle aspire à d’autres perspectives d’avenir.

Mariama Maguiraga

Comme mentionné plus haut, elle est étudiante en titulaire d’un DTS. Elle continue ses études, car rien n’est très sûr et c’est un exemple à suivre pour les autres entrepreneurs. Elle dit : « Je suis étudiante à temps partiel en licence professionnelle option logistique et transport. J’ai largement le temps de gérer ma production, mes ventes et mes clients. Dieu merci, j’ai une maman en or qui prend le relai lorsque je suis saturé. »

Le soutien familial est l’un des piliers de l’entrepreneuriat qui aide la plupart à aller loin. En effet, avoir des personnes sur qui compter en cas de surcharge, cela n’a vraiment pas de prix. Ainsi, lorsque le tonnerre des personnes qui ne croient pas en vous arrive, vous aurez des bras pour vous aider à persévérer.

En parlant de critiques et d’oppositions, Mariama n’a pas toujours reçu que des fleurs pour son innovation. Elle nous confie que sa principale difficulté, réside dans le fait de « faire accepter au gabonais lambda que le tubercule de manioc est un féculent qui a sa place et qui peut s’industrialiser en un produit bio et consommable ». Aussi, elle n’oublie pas de mentionner que pour son jeune âge, le management des finances n’est pas souvent aisé. Entre les bénéfices, l’investissement et les charges de l’entreprise, elle ne s’en sort pas souvent. Mais, elle reste très optimiste sur son apprentissage progressif du monde entrepreneurial.

La stratégie step by step de Mariama pour inonder l’heure de l’apéro !

La vie n’est pas une course de fond, mais un parcours d’endurance ! Cela ne sert à rien de courir pour perdre, alors qu’on peut prendre notre temps et y arriver.

J’ai découvert avec Mariama Maguiraga , la stratégie step by step. Bien qu’elle soit soutenue par ses parents, la jeune entrepreneure n’oublie pas qu’elle doit faire ses preuves toute seule au marché. “J’ai commencé à vendre à l’institut auprès de mes camarades et enseignants dans des sachets de 100f. Ils s’écoulaient comme des petits pains. Les pimentés surtout (Rires). C’est donc ainsi de fil en aiguilles des rencontres d’autres ainés entrepreneurs, de coach et des acteurs de la transformation agro-alimentaires, entre autres, que Tuber ’Chips a su s’imposer. Nous n’avons pas hésité à participer à des expositions-ventes pour promouvoir notre produit et recueillir le maximum d’avis clientèle.”

Affiche Tuber'Chips

De plus, elle insiste sur le fait que Tuber’Chips est accessible à toutes les bourses. Exclusivement, ils ne sont disponibles qu’en ligne pour la maudite somme de 500 fcfa/xaf.

Il serait dommage de ne pas encourager ce genre d’initiative et surtout des jeunes entrepreneurs locaux. Mettons tous notre pierre à l’édifice et à défaut de consommer des chips de marque exportés, consommons nos Tuber’Chips nationaux !

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