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A 20 ans, Nicolas MB lauréat du Prix FSBO, révolutionne l’audiovisuel au Gabon avec NXF Films !

Par Aude Sharys OVONO ALLOGO
Nicolas MB

Chaque jour est un champ à conquérir ! Aucune méthode de sarclage ne reste la même, car tout change avec les saisons. Aujourd’hui, le monde de l’audiovisuel est en perpétuelle mutation. Entre les tendances digitales & technologiques et les formations à la portée de tous : l’ignorance est une faute répréhensible. Bonjours très chers viseurs ! Comment allez-vous aujourd’hui ? Avec beaucoup de recul, on apprend que l’âge ne devrait pas être un frein pour entreprendre. Ainsi, le jeune Nicolas MB est l’exemple même que la jeunesse est une motivation pour bâtir un empire.

Au Gabon, il est vrai que le monde du cinéma, sous l’auspice des réalisateurs, est un secteur ouvert aux hommes mûrs. Mais, de nombreux jeunes tentent de faire la différence aujourd’hui à l’instar de Braddy Jordan, fondateur de MB Films et Nicolas MB avec NXF Films. Aussi, vous pouvez découvrir ou relire l’article fait sur un de leur confrère Burell Lewis ici.

Alors, sans plus tarder, je vais vous emmener dans le parcours inspirant du jeune Nicolas MB dans le monde de l’audiovisuel. C’est parti !

 

Nicolas MB : des rêves d’enfant au statut d’auto-entrepreneur

 

« Nous grandissons avec des rêves. Les plus grands hommes sont des rêveurs » dit Thomas Woodrow Wilson. Rien ne se crée, si rien ne nait dans la pensée. MBUMBA Pierre Nicolas est un jeune homme gabonais qui a décidé de donner à son avenir une destination. Qui aurait cru qu’aujourd’hui, il deviendrait l’un des plus jeunes réalisateurs, sinon le plus jeune de l’univers de l’audiovisuel au Gabon ?

 

Nicolas MB

“Je développe un amour pour la vidéo depuis mon très jeune âge. C’est une véritable passion. Aussi, je me rappelle qu’à onze (11) ans. D’abord, je m’amusais à filmer mes cousins et amis avec le téléphone de mes parents. Ensuite, je faisais des petits montages sur l’ordinateur de ma mère. Enfin, je réalisais des petits clips au quartier c’était assez drôle. Alors, j’ai commencé à entreprendre officiellement dans l’audiovisuelle dès dix-sept (17) ans avec de petites prestations rémunérées. A dix-neuf (19) ans, à côté des études, j’ai fait un an dans une start-up opérant dans le domaine de la communication et de la production audiovisuelle.”

Rêver, c’est bien. Concrétiser, c’est mieux. Mais, le fait d’entreprendre ne fait de Nicolas MB, un jeune non scolarisé. Il a obtenu son baccalauréat D en 2017. Actuellement, il est en Licence 2 à l’Institut National de la Poste des Technologies de l’Information et de la Communication (INPTIC) en filière audiovisuelle.

 

La grande aventure de Nicolas MB : Le prix de la fondation Sylvia Bongo Ondimba

 

Tout d’abord, il faut préciser qu’il n’existe pas de vainqueurs sans challenges ! Aussi, ce sont les concours et les confrontations qui font ressortir le meilleur en nous. Personnellement, je n’aime pas les concours, mais il y’a certaines confrontations inévitables. Le plus souvent, au sortir de ces aventures, nous n’imaginions pas que nous étions capables de faire ces choses. Alors, soyez téméraires et n’ayez pas peur des compétitions !

Nicolas MB  fait preuve de beaucoup de courage et  participe à un concours de grande envergure. Publié sur Facebook en 2019, la fondation Sylvia Bongo Ondimba annonçait un concours sur le thème de la « violence faite aux femmes ». Nicolas MB m’a alors raconté son aventure à ce concours : “Alors, cette aventure était assez particulière car j’étais assez pessimiste au départ. Au vu du thème « les violences faites aux femmes », je savais que tous les grands réalisateurs devaient se prêter au jeu. Alors, j’en ai parlé à un ami réalisateur VINCE BOUSSAMBA qui m’a accompagné sur le projet. Premièrement, j’ai écrit la première version du scénario. Puis, on a rectifié avec Vince, le coréalisateur. Ensuite, nous avons eu en gros, deux jours de tournage intense. Nous avons pour le coup eu de superbes acteurs que je tiens encore à remercier. Lorsque le projet a été retenu, j’étais serein car j’avais confiance en la qualité de notre œuvre. Le stress est survenu plus tard, lors de la finale. En principe, il n’y avait que trois (3) prix, mais au vu de la qualité du court-métrage, j’ai été deuxième (2eme) ex-aequo, donc le quatrième (4e) lauréat. Par ailleurs, nous avons fait une tournée médiatique, des conférences sur le thème des violences faites aux femmes. En extra, les lauréats ont eu droit à un diner au palais présidentiel avec la première dame et les autorités gouvernementales. D’ailleurs, il y a des projets à venir avec la fondation Sylvia Bongo Ondimba.”

 

Photo lors de la remise des prix aux lauréats

 

La passion, le moteur de tous les grands auto-entrepreneurs qui réussissent !

 

Passionné de digital, Nicolas MB est un jeune réalisateur qui a plus d’un tour dans son sac. Hormis sa structure NXF Films où il propose des services liés à l’audiovisuel (la création de contenu vidéo, des films d’entreprise, des émissions, des spots publicitaires et des reportages vidéos), il crée LIVE CAPT.

Avec toute une équipe de production et de présentateurs, LIVE CAPT est la nouvelle WebTv qui semble déjà prendre du terrain. Une idée originale de Nicolas MB qui met en lumière des faits d’actualités au Gabon.

Mais, aucune histoire ne s’écrit sans péripéties, alors Nicolas me parle de ses difficultés. Premièrement, il mentionne le fait de pouvoir acquérir du matériel professionnel. « Pour acquérir du matériel audiovisuel c’est très compliqué, soit on n’en trouve pas localement soit si on en trouve, c’est à des prix inimaginables dû à la rareté et la mauvaise foi de certains revendeurs. »

Deuxièmement, la dérision de l’art par les clients. En effet, il n’est pas rare de croiser des clients qui disent et pensent que filmer, c’est facile et que cela ne coûte pas grand-chose. « Beaucoup de clients ne respectent par nos tarifs. Ils déclarent qu’ils sont onéreux. Tandis, qu’ils sont loin d’imaginer qu’une caméra full HD ou 4K coûte en moyenne 1.300.000 fcfa sans compter les accessoires (micros, éclairages, matériel informatique). »

Alors, cessons de demander des remises et payons le prix qu’il faut ! Son mot de la fin pour les jeunes entrepreneurs est le suivant : « Ce que je peux vous dire c’est de croire en vous, croire en votre passion, peu importe les difficultés. Il faut que vous évitiez d’écouter les gens qui veulent vous décourager. Soyez déterminés ! Développez des connaissances, formez-vous. Aujourd’hui, avec internet on peut tout apprendre, et même gratuitement. Le domaine évolue très rapidement. Donc, il faut suivre les tendances et l’avance des nouvelles techniques et technologies. »

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