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Mesdames, le mariage ne vous garantira pas le bonheur !

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

Bonjour chers viseurs (et surtout chères viseuses) ! J’espère que vous allez tous bien. Ecoutez, moi ça va hein ! Les fêtes loin des miens, c’est chaud quand même… Mais, j’ai la santé et ils vont tous bien, c’est tout ce qui compte. J’en profite pour vous souhaiter un excellent Noël à tous !

Pour le sujet d’aujourd’hui, j’ai eu envie d’écrire plutôt que de faire une vidéo. Je crois que j’ai besoin que chacun s’approprie chaque mot que je m’apprête à coucher dans cet article, qui met en relation le mariage et le bonheur.

Aujourd’hui donc, je souhaite m’adresser particulièrement aux femmes. L’idée m’est venue il y a quelques jours à mon réveil. Et, comme j’écoute beaucoup mon intuition, j’ai cédé à l’appel de l’esprit.

Dans mon entourage, j’ai de tout. Des femmes célibataires et d’autres mariées. Pourtant, toutes (ou presque) se plaignent sans cesse. Les premières rêvent d’un mariage digne d’un conte de fées, où leur prince charmant viendrait les délivrer de leur célibat. Les autres vivent des mariages souvent chaotiques dans lesquels elles ne s’épanouissent que très peu. C’est bien simple : aucune d’entre elles ne semble être vraiment satisfaite de son sort. C’est là que vient l’intérêt de l’exposé qui suit.

En tant que femme, je sais l’importance que revêt le mariage pour chacune d’entre nous. La société entière nous a formatées, de sorte qu’en grandissant nous rêvons toutes de finir mariées et heureuses en ménage. Bah si ! Il n’y a qu’à voir la thématique des dessins Disney de ces 50 dernières années. Ils finissent tous (ou presque) par un : “Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.”

Les novelas ne sont pas venues arranger les choses. C’est du rêve parfumé à l’eau de rose qu’on vous fait gober à longueur de journée là-bas. Seigneur, que je déteste ces séries !

Quoi qu’il en soit, je suis franchement désespérée quand je vois des femmes aujourd’hui courir après le mariage. Comme si c’était un trophée, une médaille, une victoire à brandir devant la face de tous leurs “ennemis”. Les filles, sérieux… Votre bonheur se trouve ailleurs.

Moi aussi j’ai été une assoiffée de mariage…

Si vous ressentez une gêne quelconque du fait que ce soit une célibataire qui vous écrive ça, détendez-vous. Ce n’est pas un tribunal. Je ne veux juger personne. Toutefois, il faut dire les choses. La société ne nous rend pas un bon service. Je peux le dire, j’ai été une de ses victimes.

La société et ses codes sont contre nous mesdames

Les femmes vivent une trop grande pression, je trouve. Dès que vous atteignez l’université (celles qui ont cette chance), on vous réclame des enfants, un petit ami et tout le tintouin qui va avec. Avec le temps, il y a des personnes -qui se sentent certainement très intelligentes pour le coup-, qui ne se gênent vraiment pas de vous rappeler que l’horloge biologique tourne. Mais fermez vos gueules putain ! Et mêlez-vous déjà de ce qui vous regarde.

Lorsque tu atteins 25 ans et que tu n’es pas “fixée”, les regards commencent à être lourds sur toi. Chacun y va de son interprétation : mauvais caractère, pas assez soumise, etc. J’ai aussi eu droit aux superstitions.  Avoir un mari de nuit est l’explication la plus plausible que certains “mystico-spirituels” ont vite fait de trouver.

Dans ma situation, c’était plus difficile à vivre. Car, étant la fille unique de ma mère, je crois qu’elle se sent particulièrement investie de la mission de me voir mariée.

Alors, je peux vous dire que quand vous avez l’âge qui tourne, les déceptions qui s’enchaînent, les croyances limitantes des gens et surtout, tous vos amis qui semblent se caser à tour de rôle… vous commencez sérieusement à vous posez des questions. Et pas qu’un peu !

Avec tout ça, comment ne pas céder à la pression du groupe ? Je me suis retrouvée à vouloir me caser à tout prix. Et cela, dans le but de contenter le monde autour de moi. Leur quête était devenue la mienne. Ils avaient réussi à opérer le transfert. Et, je peux vous assurer que dans cette démarche, j’ai été la seule à déguster. Parce que les hommes voyaient tout le vide intersidéral qu’il y avait en moi. Et, ils en ont bien profité.

Ma forte personnalité m’a beaucoup aidée

Au début, je m’en sortais assez bien, parce que j’ai toujours eu une forte personnalité. Je ne me suis jamais vraiment laissée mener par le bout du nez. Ainsi, je refusais de me laisser influencer par toutes ces choses que les gens pouvaient dire ou croire. Mais, ne dit-on pas que la foi vient de ce que l’on entend ? A force de répétition, ils ont finalement eu raison de moi.

J’avais beau résister, mon dialogue intérieur a commencé à devenir aussi sombre que les prédictions de toutes les personnes qui m’entouraient. L’auto-sabotage devenait insistant. J’ai commencé à croire que je ne méritais pas de vivre heureuse. “Que ce n’était pas fait pour moi”. Cette phrase !!! Si vous vous la dites, c’est que vous êtes ma collègue.

C’est à cette période là que je suis devenue plaintive. Sans cesse je pleurnichais et me lamentais sur mon sort auprès de mes amis. Triste période que celle-là.

Je me rappelle d’une conversation avec mon meilleur ami, devenu frère. Dans nos échanges, il m’a dit cette phrase qui m’a marquée à jamais : “Maëlla, arrête de courir après le bonheur et le mariage. Arrête de chercher un mari. Tu verras, lorsque ce sera le moment, il se manifestera à toi tout seul, sans que tu n’aies eu besoin de forcer.” Heureusement, je l’ai écouté.

…puis, un jour il y a eu le déclic.

Un jour, juste comme ça… Sans crier gare, mon esprit en a eu marre. J’étais littéralement épuisée, fatiguée de tout. Des traitements que les hommes m’infligeaient. Des échecs à répétition, aussi bien sur le plan sentimental qu’entrepreneurial. De ma vie qui semblait stagner et ne surtout pas s’orienter dans la direction que je désirais. J’en avais surtout marre de vouloir faire plaisir à tout le monde sans réellement penser à ce que je voulais, moi. C’était juste trop… Il fallait stopper l’hémorragie.

Crédit : Pixabay

Je savais ce que je voulais. Plus important encore, je savais ce que je valais. Je savais ce que je méritais. Mais, le hic est que je ne savais absolument pas comment m’y prendre.

Une pause pour tout reconsidérer

J’avais 27 ans et je venais de mettre au monde ma 2e fille. Il fallait que je réagisse. A force de vouloir avoir quelqu’un dans ma vie à tout prix, j’enchaînais les erreurs. Il fallait que ça cesse.

J’ai entrepris donc de faire un travail sur moi. Pendant 6 mois, je me suis abstenue de tout rapport sexuel. J’étais dans la prière incessante mais surtout dans l’introspection constante. Il fallait que je découvre ce que je faisais mal. Je suis d’abord une scientifique. Et en tant que telle, je sais que des expériences reproduites dans les mêmes conditions de température et de pression produisent inévitablement les mêmes effets. 

Durant toute cette période, je me suis posée honnêtement les questions. Était-ce moi le problème ? Ou était-ce les autres ? A chacune de mes questions, je répondais de la manière la plus honnête possible. J’ai pris le temps de me dépouiller, de me mettre à nu devant moi-même. J’ai ressorti mes défauts et mes qualités. Vous pouvez mentir au monde entier, mais il est difficile de se mentir à soi-même. Avec ce travail, j’ai entrepris de tirer profit de chacun des traits de ma personnalité. 

Un voyage à la découverte de mon “moi”

Donc, j’ai commencé ce voyage à travers moi-même -voyage qui se poursuit d’ailleurs toujours aujourd’hui. Et, mon Dieu qu’il est exaltant ! Chemin faisant, j’ai découvert quelles étaient mes réelles aspirations, mes ambitions. J’ai appris à les assumer. Sur la route, j’ai aussi découvert l’amour de soi. J’ai appris et compris que l’une des raisons pour lesquelles les hommes me voyaient comme un punching-ball sentimental, c’était que j’avais très peu d’estime pour ma personne. C’est à cette période de ma vie que j’ai pris la décision que désormais les gens devraient m’aimer pour qui je suis et non pas pour qui ils voudraient que je sois.

J’ai commencé à m’aimer moi-même d’abord, avant d’attendre l’amour d’une personne extérieure ou de donner de l’amour à quelqu’un. Pendant cette période, j’ai découvert que personne ne pourra jamais m’aimer plus que moi-même. C’est durant ce temps que j’ai travaillé ma confiance en moi. J’ai découvert que lorsque vous êtes faible et vulnérable, les gens peuvent lire en vous comme dans un livre. Et ça attire les prédateurs.

Pour résumer, j’ai pris le temps de panser mes blessures, de cicatriser, et de retravailler la perception que j’avais de moi. Je ne savais pas que j’étais alors entrain de poser des fondations solides à ma vie.

“Cherchez premièrement le Royaume des cieux… et toutes ces choses vous seront données par dessus.” (Mt 6:33)

Cette phrase biblique résume totalement mon article. C’est la fin de l’année et je sais que vous êtes nombreuses à déprimer en ces temps de fêtes. Vous êtes seule. Aucune des prophéties du “papa pasteur” là ne s’est réalisée. Vos copines sont toutes casées. Vous avez l’impression que votre tour n’arrivera jamais.

Et si, au lieu de continuer à livrer votre vulnérabilité, votre fragilité aux hommes, vous décidiez simplement d’arrêter d’écouter la société et ses dictats ? Si, pendant l’espace d’un “break”, vous décidiez de rechercher au fond de vous, votre réelle mission de vie ? Ce pourquoi vous avez été créée.

Le Royaume des cieux ici pour moi représente votre “moi” le plus profond. Recherchez le véritable but de votre existence et vous connaîtrez le véritable épanouissement. Concentrez-vous d’abord sur vous. Sans forcer, vous attirerez à vous la bonne personne. Je doute fort que Dieu ait créé chaque femme dans l’unique but de se marier. Le mariage ne peut pas constituer une fin en soi.

N’avez-vous pas de projets, des ambitions, un talent qui sommeille et qui ne demande qu’à être manifesté, une carrière professionnelle à réussir ? Les filles, prenez le temps de la pause et revenez en vous. Travaillez à définir vos principes et vos valeurs. Faites en sorte de guérir de vos blessures et SURTOUT pardonnez-vous pour ces erreurs de parcours. C’est extrêmement important.

Dites-vous bien que chaque échec a été une occasion d’apprentissage. Aujourd’hui, grâce à ces nombreux coups, je sais reconnaître un menteur, un vendeur d’illusions, un paresseux, un sans-ambitions à des kilomètres à la ronde.  Vos erreurs de parcours ne sont que des occasions d’apprendre. Alors, exploitez-les !

Je vais rentrer dans le mariage heureuse et épanouie

J’ai 34 ans à l’heure où j’écris. J’ai 3 enfants et je suis en couple avec un homme merveilleux. On a nos bons et nos mauvais jours, ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Mais, aujourd’hui je peux dire que je suis une personne épanouie. Pas seulement parce que je crois avoir trouvé le bon. Si vous avez compris mon raisonnement, le processus a réellement commencé le jour où j’ai décidé d’arrêter de courir après le mariage.

J’en suis rendue à un point où j’appréhende même le mariage. Oui, oui… C’est drôle, mais c’est vrai. J’ai un peu peur qu’en sautant le pas, je vois ma liberté de penser, d’agir, de faire et de dire considérablement limitée. Je me dis que si le célibat est un si gros problème dans notre société, le mariage qu’ils ont mis sur un piédestal doit être un calvaire ! “Tu es désormais une femme mariée, tu ne dois plus faire ceci ou cela… nanani et patata !” Mais bon, à chaque combat son heure…

Il n’appartient qu’à vous de prendre la décision d’être heureuse. Personne ne construira votre bonheur à votre place.

Quoi qu’il en soit les filles, l’essentiel de mon message était de vous dire d’arrêter de courir après la bague et le mariage. Pour les célibataires, profitez de ce moment pour vous construire en tant que personne à part entière. Recherchez en vous la graine que Dieu a semée, arrosez-la, faites-la germer et voyez comment chemin faisant, votre assurance se construira et attirera à vous l’homme qui sera à la hauteur de vos ambitions. 

Mes dames mariées, il n’est jamais trop tard pour commencer à penser à votre bonheur et à votre épanouissement. Même si dans votre cas, c’est un peu plus délicat je dois l’avouer. Il y a tellement de paramètres qui rentrent en compte.

Voilà, c’était tout pour moi aujourd’hui ! C’était mon petit cadeau de Noël à vous mes chères viseuses célibataires. On se retrouve sur ma chaîne YouTube et ma page Facebook pour ne rien rater de la suite. Je prépare un live pour mieux m’exprimer sur la question. Je prendrais vos questions en direct.

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