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Terre d’Espoir et O’primeurs au chevet des orphelins du SIDA.

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

La présidente de l’ONG Terre d’espoir et l’autre la fondatrice de la marque O’Primeurs sont de ces entrepreneurs pour qui l’engagement social est au dessus de tout autre intérêt. Mesdames Aminata TOURE MATA et White, puisqu’il s’agit d’elles ont en effet choisi d’apporter le sourire aux nécessiteux. 

Toutes deux, main dans la main et surtout le coeur sur la main, ont décidé de se rendre au chevet des personnes démunies de la capitale librevilloise.

Nous les avons approchées pour avoir les contours de cette action salutaire.

 

VisezLaLune : Bonjour mesdames. Vous avez consacré la journée du 06 avril 2019 a été consacrée à la distribution de kits alimentaires aux personnes démunies. Dites-en un peu plus à ce sujet.

Aminata TOURE MATA : Je remercie Visez La Lune pour son engagement social. En qualité de Présidente Fondatrice de l’ONG Terre d’espoir, le 6 avril a effectivement été une journée qui a marqué une nouvelle dynamique dans l’appui alimentaire en faveur des orphelins du SIDA dont la plupart sont séropositifs. Je ne peux que me réjouir du fait que Terre d’Epoir ait pu procéder dans de bonnes conditions à la distribution de kits alimentaires à plus d’une vingtaine d’orphelins du SIDA.

 

VLL : Comment s’est passé la journée de distribution ?

Aminata TOURE MATA : Nous avons démarré à 10 heures 30 et avons terminé à 19 heures. L’opération a consisté à visiter, dans les quartiers défavorisés, plusieurs familles d’orphelins du SIDA préalablement identifiés. Ils étaient sous la garde de leurs tuteurs : grand-mère, tante, etc. Nous nous sommes rendus chez eux pour leur déposer leurs kits alimentaires comme nous procédons chaque mois. Notre préoccupation est de toucher du doigt leurs conditions de vie pour mieux cerner l’appui que nous pouvons apporter à leurs tuteurs. On les aide par exemple à mettre en place des activités génératrices de revenus ou en appuyant la scolarité des orphelins sous leur garde.

Madame White : Lire la détresse dans les yeux d’un parent parce qu’il ne peut pas nourrir son enfant malade, est une chose terrible. J’aurais pu en ressortir bouleversée. Mais, la force des femmes rencontrées, même devant cette détresse, m’a confortée dans mon acharnement à aider « Terre d’Espoir. »

 

VLL : La rencontre entre Terre d’Espoir et O’primeurs, comment se fait-elle?

Madame White : Madame Aminata TOURE MATA est une amie. Lorsqu’elle m’a parlé de « Terre d’Espoir » cela a été une évidence. L’aider et lui apporter ma modeste contribution, en parlant de son projet dans mon entourage a été la moindre des choses que je pouvais faire. Qui peut rester insensible devant la peine d’un enfant ? En dehors du fait que la nutrition fasse partie de mon cheval de bataille quotidien autour de moi.

 

VLL : Combien de kits ont pu être distribués ?

Aminata TOURE MATA : Nous avons couvert ce mois une vingtaine d’orphelins du SIDA en kits alimentaires le 6 avril. Et une dizaine le 30 mars dans des zones différentes.

Le programme s’est globalement bien déroulé du nord au sud de Libreville. Il était chargé en émotions. En effet, ces orphelins du SIDA vivent dans une détresse qui ne dit pas son nom. Il est difficile de ressortir de ces moments sans en être bouleversé. On réalise alors que notre vie est vaine tant qu’on n’a pas mis le peu de ce que Dieu nous fait la grâce d’avoir au service de ceux qui peinent à vivre.

Madame White : Révolte et indignation sont les sentiments qui m’ont envahie devant tant d’injustice. Parfois, il suffit juste d’un rien, une volonté pour alléger les peines et les souffrances.

 

VLL : Avez-vous rencontré des difficultés ou quelque chose en particulier ?

Aminata TOURE MATA : Les difficultés sont innombrables. Nous avons été confrontés par exemple à la situation difficile d’une jeune orpheline de 19 ans qui en paraissait 12 car très affaiblie, alitée et séropositive. Sa mère, veuve et livrée à elle-même et totalement démunie… Une situation insoutenable qui nous a interpellés. La petite bénéficie de la prise en charge gratuite d’Anti Rétro Viraux. Mais, elle peine à se nourrir décemment faute de moyens.

VLL : Quelles améliorations attendez-vous pour les prochaines sorties ?

Aminata TOURE MATA : Nous souhaiterions voir cette vague de solidarité devenir un raz de marée pour pouvoir faire la différence.

Madame White : L’idéal serait, pour Terre d’Espoir, de pouvoir arriver à autonomiser les femmes de ces familles en détresse. Par du travail, de l’aide à cultiver un lopin de terre, afin qu’au moins elles puissent nourrir leur famille, envoyer leurs enfants à l’école et les soigner en toute quiétude. Mais aussi, essayer de créer des groupes par quartier, pour qu’elles s’entraident. La mutualisation des efforts communs prend tout son sens. Seul c’est souvent difficile, mais à plusieurs…

 

VLL : Avez-vous eu l’appui de partenaires ?

Aminata TOURE MATA : Oui, Dieu merci Terre d’Espoir n’est pas seule. Cependant, compte tenu de l’ampleur du phénomène, il nous faut mobiliser davantage de partenaires. J’en profite pour rendre hommage à nos partenaires engagés: le Ministère de la Famille, O’primeurs et son réseau, Femme & Grâce Attitude, Visez La Lune… Les autres sont en train de rejoindre la vague de l’espoir en faveur des orphelins du SIDA et nous les remercions de tout cœur.

 

VLL : Comment faire pour bénéficier d’un accompagnement de « Terre d’Espoir » ?

Aminata TOURE MATA : Il faut être orphelin du SIDA de père, de mère, ou des deux et s’être fait identifié et authentifié en tant que tel auprès des services compétents de l’Administration.

 

VLL : Un mot pour conclure ?

Aminata TOURE MATA : Merci tout simplement aux âmes sensibles qui dépensent de leur énergie et de leurs biens pour la cause des orphelins du SIDA. J’invite toutes les bonnes volontés à se joindre à notre chaîne de solidarité. Les orphelins du SIDA sont plus de 20 000 au Gabon. Nous ne pouvons pas rester insensibles à leur sort. Vous pouvez nous joindre soit par le canal de notre page Facebook, soit faire un don directement par Airtel Money au +241 07 35 00 46.

Madame White : Souvent on se dit : “Il y a trop d’associations, on ne peut pas aider tout le monde.” Alors, je laisse chacun avec sa propre conscience, et espère que Terre d’Espoir avec l’aide de Dieu, saura toujours trouver le soutien nécessaire mensuel dont elle a besoin pour apporter un peu de lueur dans les familles qu’elle aide.

Je vous remercie encore, parce qu’en publiant cette interview de manière gracieuse, vous avez su être solidaire. Et aussi, par là, en faisant connaître Terre d’Espoir. Un nombre plus important de gens seront, on l’espère, sensibilisés à cette terrible cause de la malnutrition et du manque de nourriture dans les familles accueillant les enfants dont les parents sont morts du VIH SIDA, et/ou chez les enfants porteurs de la maladie.

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