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Roy ILAGOU : “J’ai commencé à danser très jeune, j’avais moins de 10 ans.”

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

25 ans révolus, gabonais dans les racines, Roy ILAGOU est un jeune danseur que je découvre à la Cie 123Dans’Art sur Facebook.

Après avoir fait le collège Raponda Walker et le lycée Batsantsa de Port-Gentil, il s’envole en 2012 pour la Téranga. Passionné de danse depuis son jeune âge, ce qui n’est pas commun il faut le dire, Roy est actuellement au Sénégal pour professionnaliser cette passion artistique.

En effet, Roy ILAGOU intègre l’Ecole des sables, qui est une école de danse jouissant d’une grande réputation mondiale et qui est basée au Sénégal. “J’y suis une formation de danse pour le diplôme en danse contemporaine et traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.” Précise Roy.
Egalement danseur freelance, monsieur ILAGOU nous emmène dans son monde le temps de quelques mots.

J’ai commencé à danser très jeune, j’avais moins de 10 ans.

Pour Roy ILAGOU : “La danse est une passion d’enfance. Un don de Dieu je dirais même. J’ai commencé à danser très jeune, j’avais moins de 10 ans.”

Tout commence pour le jeune homme dans les années 1995, 1996 alors qu’il était constamment dans les pantalons de son frère aîné.  “Mon grand frère fut un excellent danseur à l’époque. Il dansait dans la grande compagnie de danse “Contrôle Of Time” de Port-Gentil.” La danse a fini par faire partie intégrante de sa vie au point qu’elle en devient un métier.

Roy raconte que dès son plus jeune âge, jusqu’à l’âge de 16 ans, il a toujours dansé. Puis, voyant que ce métier ne paie visiblement pas dans son pays le Gabon, il décide de tout arrêter. Il se tourne alors vers le sport. Un autre atout que le jeune homme exploite pendant 2 ans et demi. “J’ai pratiqué la gymnastique et l’athlétisme. J’ai d’ailleurs été à ce titre meilleur de ma promotion au lycée Thuriaf Banstansta.”

Suite au décès de mon père […] je décide de m’accrocher à la danse…

En 2012, Roy ILAGOU s’envole pour le Sénégal. Envoyé par ses parents à la base pour des études en maintenance réseau et télécoms, ce n’est que l’année suivante qu’il renoue avec la danse. “Je retrouve l’envie de me relancer à ma première passion. Dans ce pays, cette discipline est largement considérée et encouragée. De plus, suite au décès de mon père qui m’avait complètement anéanti, je décide de m’accrocher à la danse pour subvenir à mes besoins et de vivre pleinement de ma passion.”

En effet, après la mort de son père, le jeune homme se trouve face aux difficultés des apprenants non boursiers de l’étranger. Sa mère ne pouvant s’en sortir toute seule dans cette tâche, Roy ILAGOU prend le taureau par les cornes. “Je me suis plongé dans la danse et décidai d’en faire ma carrière jusqu’à aujourd’hui.”

Il débute alors par les danses urbaines, notamment le hype, hip-hop… Puis, il choisit d’élargir ses horizons en touchant à d’autres style comme la House, le popping. Il ajoute plusieurs cordes à son arc pour en compléter la force : les danses classiques, modernes, contemporaines, traditionnelles… Roy est un danseur accompli.

Nous danseurs, ne sommes pas souvent traités dans de bonnes conditions.

Le travail hardu de Roy ILAGOU finit par payer. C’est à ce titre qu’il collabore avec quelques artistes sénégalais et camerounais pour leurs chorégraphies. Au titre de ces collaborations, il compte : Abiba Diop dans le titre Domzei, Armel Gabbana dans Boza, Sylvain Leu, Nushca Johnson  dans Juu Africa, Bernard Cissa…

En se lançant dans le milieu artistique, le jeune Roy a rencontré des difficultés. Entre démarcher les salles de répétitions, obtenir des contrats et le manque de considération des artistes et des personnes qui les sollicitent pour des événements, la liste est longue. “Nous danseurs, ne sommes pas souvent traités dans de meilleurs conditions. Et la plupart du temps, on nous paye mal.” Explique Roy dépité.

Aujourd’hui, ses challenges sont toujours aussi énormes. Se battre en travaillant dur ; faire partie des meilleurs ; se démarquer pour se faire connaître afin de mieux s’épanouir dans le domaine artistique.

Cie 123Dans’Art, une compagnie pour recruter des danseurs…

Même si le chemin paraît long, il n’en demeure pas moins qu’il reste exaltant pour le jeune prodige. Après l’obtention de son diplôme de danse, Roy ILAGOU projette de voyager aller à la rencontre d’autres modes de vie. Voir d’autres danseurs, faire des tournées, se former, enseigner, se faire connaître… S’installer au Canada et y ouvrir son école de danse, faire grandir sa compagnie.

Puisqu’on en est à elle,  la compagnie 123Dans’Art se lit en anglais One.Two.Three.Dans’Art. Elle a été créée le 25 Août 2018. Roy en est le fondateur. 123Dans’Art est une compagnie mais aussi une école de danse. Une compagnie pour recruter des danseurs qui aspirent à une carrière professionnelle et pour leur donner la chance de vivre de leur passion. Une école pour enseigner et/ou former dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte ces personnes passionnées par la danse.

123Dans’Art a pour objectif principal de participer, d’organiser, de créer des événements, des spectacles, dans le cadre de l’art de la danse. Sa vision est de créer de l’emploi pour ceux qui auront été formés à être plus tard des professeurs, des chorégraphes, des danseurs interprètes professionnels mais surtout à être reconnus et à travailler dans de meilleures conditions.

“Battez-vous avec votre cœur et votre conviction. Comptez sur votre talent. C’est en faisant une chose avec amour que Dieu nous le rend en retour avec amour. Que Dieu vous bénisse.”

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