Accueil L'Instant Coaching Les 10 enseignements de l’année 2018 pour ma vie.

Les 10 enseignements de l’année 2018 pour ma vie.

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

Le passage à la nouvelle année est pour moi, souvent source de stress. D’abord, parce que l’idée d’un changement quel qu’il soit n’est jamais bien accueillie. Mais aussi, parce que l’inconnu derrière le changement est toujours à l’origine d’un sentiment d’angoisse.

Le stress lié au nouvel an dans ma vie a des origines aussi plus personnelles, je dirai même familiales. À dire vrai, j’ai grandi dans un milieu modeste où le mot fête était presque synonyme de sacrilège. Je me souviens de certaines “bonané” que je passais sur mon lit, à prier et à demander à Dieu que la prochaine soit plus festive.

Je sais, ça parait dépressif tout ça. Mais, rassurez-vous il y en a eu de très belles. Je m’en souviens aussi… Seulement, elles ont presque toutes été entachées par des bagarres d’une extrême violence. Je n’ai que des frères, vous voyez un peu le truc. L’alcool et la testostérone…

C’est donc à cause de tout ceci que le nouvel an n’est pas classé en haut des événements que je dois absolument fêter. Aussi, jusqu’à un passé récent, j’avais vécu des années merdiques et sombres qui me laissèrent amère et désespérée.

Pourtant, alors que jusqu’à 2017 la “malédiction” du nouvel an semblait continuer de frapper, 2018 a été une année d’une exceptionnelle générosité. Lumineuse, pleine de rebondissements, 2018 aura été du “fast and furious” pour moi qui étais une routinière de la dépression.

Entre couper mes cheveux, m’associer, et mon voyage en cours de téléchargement… voici, en 10 points forts, les leçons que j’ai retenues de cette folle année 2018.

1- J’ai accepté de me séparer de mon compagnon.

Lorsque nous avons foulé de pleins pieds l’année 2018 à Port-Gentil, mon compagnon – alors sans emploi – m’avait imposé l’exercice du bilan de notre année 2017.
Franchement, je ne suis pas de ceux qui attendent le début ou la fin d’une année pour faire le bilan de leur vie. J’ai aussi arrêté avec cette stupide tradition de prendre des résolutions du nouvel an qu’on abandonne aussitôt qu’on y a pensé.

Cependant, cette fois c’était différent. Au chômage depuis 2015, avec la crise économique qui avait frappé la ville pétrolière, les issues semblaient fermées pour mon homme. Je le sentais dépérir et j’en souffrais énormément.
Peu importe que je luttais pour nous aider à mener une vie décente, je sentais qu’il voulait, que dis-je, qu’il avait besoin de retrouver sa place de mâle dominant qui assure la sécurité et le confort des siens.

En discutant, on avait réalisé qu’on avait brassé près de 10 millions de Fcfa durant toute l’année 2017. Cela représentait assez d’argent pour lancer une activité qui nous permettrait d’assurer le second revenu de la famille. Seulement, le manque de vision et d’organisation nous a fait passer à côté de cette « chance ». Ça a été une claque pour lui et moi. Vous comprendrez ainsi notre décision de désormais nous ouvrir un peu plus aux opportunités.

Alors, ce jour du bilan, quand il m’a encore réitéré son envie de venir “se chercher” à Libreville, je n’ai pas eu d’autres choix que d’accéder à sa requête. À contre cœur, je dois l’avouer. J’entrevoyais la charge que représentait la gestion de la maisonnée toute seule. J’ai finalement dit oui, et il est venu à Libreville comme son cœur le lui dictait.

Leçon N°1 : Mettre un sourire sur le visage de l’autre vaut tout l’or du monde. Vous aurez à faire des choix douloureux et même inimaginables pour rendre ceux que vous aimez heureux. Rappelez-vous que vous êtes avec eux pour qu’ils soient heureux et épanouis. Ce sont des êtres humains avec un cerveau et des sentiments. Et de ce fait, de même que vous savez ce qui est bien pour vous, de même ils savent et ressentent ce qui est bien pour eux. Il faut donc savoir lâcher prise et faire des compromis quand c’est la seule chose à faire, se sacrifier à la douleur pour le bonheur des personnes que vous aimez.

2- On gagne le Concours National du Plan d’Affaires.

Je suis certaine que vous pensez : “Bah, tu vois que ton chéri n’avait pas tort ?!” Et vous avez raison ! Son cœur lui dictait qu’il fallait qu’il aille en aventure, frapper à des portes, créer ou saisir des opportunités… Il l’a fait, et même si au début plusieurs portes sont restées closes, suivre son cœur a été hyper bénéfique pour nous.

Lors de son premier voyage-retour sur Port-Gentil (histoire de guetter sa petite famille ainsi qu’on se l’était promis), je lui ai parlé du Concours National du Plan d’Affaires et lui ai proposé de postuler. Nous sommes convenus de le faire, même si c’était sans une trop grande conviction. Au bled, il est vrai que la chance semble sourire aux mêmes personnes.

Souvenez-vous, c’était une époque où nous étions bien résolus à saisir chaque opportunité qui se présenterait. Il fallait que les choses bougent, et pour cela on savait qu’il fallait nous-mêmes nous bouger. Nous y sommes allés ! Nous avons foncé.

L’idée que nous avons présentée à ce concours était la sienne. Vous pouvez me croire, c’est une vraie banque à idées lui. D’autres parts, il cochait toutes les cases pour en être le porteur… Lorsque notre business plan a été retenu pour la première phase, on a senti réellement l’espoir naître en nous, petit à petit. Et à mesure qu’on franchissait les étapes, l’angoisse de l’échec se mélangeait à l’assurance d’avoir un super projet, assez bien monté.

À ce stade de l’histoire, je me dois de vous dire que mon partenaire, dans la vie comme dans les affaires, est une personne assez réservée, quand moi je suis plutôt extravertie. Je craignais que nous soyons bloqués à l’épreuve du “pitch” essentiellement pour cette raison. Tragédie pour tragédie, à la même période, il a perdu sa sœur ainée dans des conditions difficiles. Je puis vous dire que cet événement malheureux l’a profondément affecté. Pourtant, il a continué la compétition et a défendu notre projet comme le chef qu’il est. Nous avons pris des risques, on s’est pas mal défendus face aux défis, et la vie nous a bien rendu ça.

Leçon N°2 : Derrière chaque difficulté se cache une opportunité de réussir ou d’apprendre. Ce ne sont pas que des mots justes bons à figurer sur une citation. C’est une réalité. J’ai de plus en plus l’impression que pour réussir dans la vie, il faut être comme Jacob qui a eu le courage de se battre avec Dieu pour lui réclamer sa bénédiction. Il faut savoir ce qu’on veut, être déterminé et foncer malgré les événements douloureux qui surviennent parfois comme par hasard que lorsqu’on est prêt du but. L’expression “les douleurs de l’enfantement” prend tout son sens.

3- J’anime mon premier atelier de formation : “Améliorer la présence de son entreprise sur Facebook”.

Lui à Libreville en train de se battre, je décidais de m’investir davantage dans l’accompagnement des entrepreneurs de Port-Gentil.

En réalité, j’avais fait le constat qu’à l’intérieur du pays, les entrepreneurs ne bénéficiaient pas des mêmes privilèges que ceux de la capitale. Ils n’avaient pour ainsi dire, pas accès aux formations, coachings, mentorings, incubations, etc. Toutes ces choses nécessaires au développement et à la pérennisation de leurs activités.

Même si j’ai appris en farfouillant le net, et beaucoup grâce aux certificats Google, j’étais bien décidée à donner le peu que j’avais appris aux entrepreneurs de cette ville qui a été plus qu’accueillante à mon endroit.

J’ai ainsi lancé ma formation et j’ai enregistré plus d’une dizaine de participants. Les retours ont été super positifs. J’ai réellement kiffé cette expérience à mort !!! Je la referai à coups sûrs.

Leçon N°3 : Toutes vos connaissances peuvent servir et aider quelqu’un quelque part. Parfois, être un expert n’est pas ce qui compte. Et d’ailleurs, l’expertise s’acquiert sur le terrain. L’école traditionnelle et les livres donnent la logique, le terrain fournit la pratique et l’expérience. Abandonnez-vos peurs des jugements de vos pairs et lancez-vous si vous sentez vraiment le besoin de partager vos connaissances avec les gens.

9- J’ai renoué avec la lecture.

Cette décision est celle que j’aime par-dessus tout. Mais comment j’en suis arrivée là ? Vous allez vite comprendre.

En réalité, personne dans ce monde ne peut donner ce qu’il n’a pas. Or, je brûle d’une réelle envie de partager ma modeste expérience avec des gens que ça peut intéresser. Mais comment arriver à partager une expérience que l’on n’a pas ? Il me faut donc la créer. Mais pas n’importe comment. En m’inspirant de ceux qui ont nourri de grandes ambitions avant moi. Et où trouver ces gens ? Dans les livres.

J’ai donc renoué avec mon amour d’adolescence. Du temps où, quand j’inscrivais “lecture” dans la rubrique “centres d’intérêt” de mon CV, c’était vrai.

Ma dernière acquisition est Les 21 Lois irréfutables du leadership de John C. MAXWELL. Je l’ai d’abords eu en cadeau lors de mon inscription sur Audible, il y a un mois. L’audio m’a convaincue d’acheter le livre physique. Il y a d’autres ouvrages qui me permettent de nourrir mon esprit et de comprendre la puissance spirituelle cachée derrière la connaissance de soi.

Leçon N°9 : Vous avez déjà entendu dire que la connaissance c’est le pouvoir. C’est vrai. A l’heure ou les réseaux sociaux pondent des fake news à tout bout de champs, ce n’est certainement pas là bas que vous aurez les informations qui vous permettront d’être assis intellectuellement, émotionnellement, et même spirituellement. Gardez à l’esprit que c’est en réalité l’ignorance qui engendre la peur. Si vous maîtrisez un sujet, vous n’aurez jamais peur de défendre votre point de vue dessus. Au contraire, vous saurez argumenter pour vous faire entendre. La connaissance c’est le pouvoir. Lisez, informez-vous, formez-vous !

L’article étant tellement long, j’ai décidé de le transformer en e-book. Vous pourrez lire l’intégralité de cette production sous peu… Restez connectés !

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