Accueil Mode/Couture FAM, la marque d’Estelle Thanya MENGUE qui sublime l’homme africain

FAM, la marque d’Estelle Thanya MENGUE qui sublime l’homme africain

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

Bonjour à tous ! J’espère très sincèrement que vous vous portez bien. Ce matin je tiens à vous brosser le portrait d’une jeune femme dynamique. Elle s’appelle Estelle Thanya MENGUE et est gabonaise. La trentaine révolue, Estelle est une perfectionniste qui vient de procéder au lancement officiel de sa ligne de vêtements pour hommes appelée “FAM“.

C’est une force de la nature et une personne déterminée que j’ai eu la joie de rencontrer. Et c’est dans la joie et la bonne humeur que cette bosseuse à bien voulu m’accorder du temps.

Lecture !

Parcours d’une battante.

Concernant son parcours scolaire, Estelle est titulaire d’un Master 2 en QHSE option Gestion des Risques et Hasards. Un cursus qu’elle a suivi au Ghana. Ce qui explique son amour pour le pagne. Actuellement, elle est coordinatrice dans une société à Libreville et en parallèle elle travaille dur pour voir son rêve se réaliser : apparaître dans le magazine Jeunes Afrique Économique en qualité de “Business woman on the top” comme elle le lit très souvent avec les femmes du Nigeria et autres.

Elle crée sa marque et se démarque.

“Ma marque s’appelle FAM. En langue Fang du Gabon cela signifie homme. Je voulais un nom qui mette en évidence la force, l’assurance, la maturité et l’élégance chez un homme.” Et naturellement FAM s’impose à elle comme une évidence. FAM, me dira Estelle, c’est l’élégance, le chic et la classe au masculin. “Les produits FAM sont destinés aux hommes dont l’élégance et la classe sont un style de vie. On ne peut pas porter du FAM et passer inaperçu.”Confie-t-elle avec une pointe d’humour.

Un modèle de la marque FAM

Estelle MENGUE se lance dans cette aventure sans partenaires, même si les précieux conseils de ses amis dans l’élaboration de son business plan l’ont beaucoup aidé jusqu’à la matérialisation du projet. “Ces gens m’ont soutenue dans mon idée. Des personnes sur qui je peux compter pour aller de l’avant. On dit souvent “Ensemble, on va plus loin.” Même si vous ficelez votre projet seul, l’avis extérieur peut vous aider à l’améliorer à condition qu’il ne dénature pas votre idée de départ.”

Petite fille forte égale grande dame d’affaires.

C’est grâce à son amour pour l’entrepreneuriat qu’elle se convertit à la mode, une passion depuis son adolescence. “Pour ceux qui ont connu ma défunt mère (paix à son âme), je tiens tout d’elle. De la force de caractère au style vestimentaire très soigné. Chez nous la mode est une histoire d’amour.” Toujours dans sa quête de vouloir entreprendre à tout prix en vu de challenger ses sœurs business women de l’Afrique de l’Ouest, elle commence à faire des petits commerces à l’école primaire entre autres, la vente de pop corn, les toffees, les bonbons, etc. “Au lycée, le commerce avait pris d’autres formes mais j’y étais toujours (Rires). J’allais acheter des bracelets, des sandales et les revendais aux filles de l’établissement.”
L’entrepreneuriat est clairement une passion chez cette jeune femme. Elle finit par se dire pourquoi ne pas combiner ses deux amour. Voici l’origine résumée de FAM.

Pour la jeune dame, le pagne n’était qu’un habit de décès ou de mariage. Il n’était pas question de le sortir de sa zone de confort. Elle le trouvait vieux et pas très classe.
Pourtant, elle aura le déclic durant son séjour d’études au Ghana où le pagne est porté et traité différemment. Il est passé de simple étoffe à un tissu de luxe qu’il fallait absolument avoir dans sa garde robe. C’est de là que tout est parti. Entre étude de qualité pour détecter le vrai du faux pagne, au cours de couture à Lomé, la passion pour la mode avait trouvé sa voie : le pagne.”

Sa touche personnelle

“A la différence des autres marques, je dirais premièrement que nous avons le soucis du détails. Nous travaillons sur la finition parfaite. Celui qui a un “oeil fashionista” verra la différence entre une chemise cousue chez un couturier ou tailleur et la nôtre. FAM ne sort pas le produit et le dépose sur le marché. Nous sommes une entreprise dans laquelle on retrouve un designer, un styliste, un créateur et des artisans dans l’optique de créer des modèles uniques et épatants.”

FAM associe différents tissus qui tendent vers les modèles occidentaux tout en gardant la touche du pagne. Estelle a compris qu’aujourd’hui porter du pagne ou avoir une touche africaine sur ses vêtements est devenu un must. Pouvant être facilement associé à d’autres matières, FAM offre des possibilités immenses à ces clients. “Ici le pagne prend le large, le masculin est mis en valeur. Les collections de FAM peuvent être portées au bureau, dans une soirée d’anniversaire, un cocktail, une réunion familiale, à la plage… le pagne ne se limite plus à une seule occasion. Suivez nos différentes collections et vous verrez de quoi je parle.”

La concurrence rude dans ce secteur ne leur fait pas peur. “Elle nous permet de travailler davantage. C’est un mal pour un bien à la fin.”

Le petit plus de FAM ce sont des créations qui sont réalisées sur mesure avec des coupes très près du corps.

La clientèle cible et les projets de FAM.

La marque d’Estelle MENGUE est dédiée aux hommes de toutes les générations. En ce qui concernant les femmes, cette jeune marque estime le marché du pagne à 80% en notre faveur. Elle ne reste cependant pas fermée à toute demande venant des femmes.
“Je ne saurais conquérir l’occident sans avoir conquis l’Afrique. Le rêve c’est faire connaître la marque dans tout le continent africain et à l’échelle internationale. Le rêve c’est de voir un asiatique porter une chemise FAM en plein Shanghaï, un Americain au Gala du Meet, un Européen au tournage d’un film…” 
L’ambition clairement affichée est de voir sa marque voyager dans le monde.“Un rêve trop grand pour certains mais possible pour moi.” Ajoute Estelle pleine d’assurance.

Avec toute cette  fougue, ont-ils rencontré des difficultés?

Estelle confie que la difficulté majeure rencontrée est liée au moyen de transport de ses produits vers le Gabon. “Je confectionne les articles ailleurs. Les acheminer vers le Gabon constitue un grand challenge.” A cela s’ajoute les tracasseries douanières.
Consciente que chacun peut contribuer à son niveau au développement du Gabon,“Je considère tout ceci comme étant des pierres jetées sur mon passage. Avec l’aide de Dieu, j’en ferai bon usage.”

L’instant coaching d’Estelle Thanya MENGUE.

“La jeunesse Africaine a du potentiel, quand bien même certains en doutent encore. Mais laissez moi dire une chose à cette jeunesse : Celui qui ne s’est pas battu dans son propre pays pour sa réussite ne s’en sortira pas ailleurs. Nous pensons que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin, c’est en s’y approchant de près que nous  découvrons que ce n’était que du gazon artificiel. Aux jeunes Africains, laissez le rêve américain aux américains, le mythe de l’Europe aux européens. Créons un concept à nous qui nous fera demeurer dans nos pays et les développer. Aux jeunes Gabonais, n’attendez pas le meilleur moment, chaque jour est une conquête qui faut abattre d’un sourire, et je cite Johnny Hallyday. Alors, commence.
Au delà de votre zone de confort, de votre emploi et toute autre source de revenue, laissez votre passion faire votre salaire.”

Contactez-les sur leur page Facebook  ou à famchicetclasse@gmail.com.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter +d'infos