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Jean Jacques NDINGA fait tout péter avec son concept HELLBEVILLE !

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

Hellbeville ça pèèèèèèèèèèèèèèèèèèète!” Ça vous dit quelque chose cette phrase ? Certainement que oui ! Vous avez déjà dû l’entendre ou même utiliser, sinon lu sur une publication. Jean Jacques NDINGA est le créateur du concept HELLBEVILLE et le vulgarisateur du “ça pète” associés à sa marque de street wear et accessoires Made In Lebled.

“Jay” NDINGA, comme ses intimes le surnomment, est titulaire d’un baccalauréat D. Il est en Chine depuis 5 ans pour poursuivre ses études supérieures dans le domaine de l’Ingénierie Pétrolière à l’Université des Géosciences de Chine. 5ème d’une fratrie de 6 enfants, ce jeune homme se prédestine à une belle carrière d’ingénieur et de businessman. Que ce soit au Gabon, son pays d’origine ou à l’étranger, il souhaite en parallèle de son activité salariale continuer à gérer ses entreprises, parce qu’en termes d’idées, ça grouille dans sa tête de génie.

“HELLBEVILLE” on dirait l’enfer qui s’invite à Libreville… Mais en fait, non !

“Chacun a un bled. Les Français, Congolais, Béninois, Gabonais, etc. Tout le monde a un bled. Dans Made In Lebleb, bled renvoie à sa terre d’origine. Que ce soit le pays ou la ville. Made In Lebled signifie simplement que c’est fait par nous.  HELLBEVILLE n’est qu’un concept que j’ai associé à la marque.” L’idée lui vient de manière anodine. Alors qu’il réfléchissait à produire quelque chose qui accrocherait auprès du public gabonais. Etant un amoureux inconditionnel de la mode, c’est naturellement que son esprit l’oriente vers ce secteur.

Il a donc pensé à réécrire le nom de la capitale du Gabon, de manière assez originale de sorte à fédérer le maximum de personnes. “HELLBEVILLE se lit L-B- Ville en anglais et se décompose comme suit : HELL pour imager le feu que notre subconscient associe à l’enfer, BE qui est le verbe être en anglais, et VILLE pour déterminer la ville tout simplement.” En gros, HELLBEVILLE signifie dans l’argot “Y a le feu en ville !” ” C’est méchant en ville !”, “Ca pète !”. Comme on dit “connaisseur connaît”. Il n’y a dans tout ça que de la joie, de l’enthousiasme et de la bonne humeur à partager. 

Jean Jacques songe au projet dès février 2016 et en Novembre de la même année, il commence la commercialisation de sa marque, après avoir vu que le lot de test était parti comme des petits pains.

La marque Made In Lebled propose des débardeurs, des tee-shirts 2 en 1, des sweat-shirts simples et à capuches, des casquettes, des porte-clés, coques de téléphones, des bobs, des montres, des mugs… Dans un futur proche, il compte mettre également sur le marché des sacs à dos, des chaussures et des tongues. ” Je ne suis pas du genre à courir. Je vais faire les choses par palier et au moment opportun je sortirai la ligne de chaussures. Pour l’instant, je suis sur les hauts.”

Où vont HELLBEVILLE et Made In Lebled?

Jay n’a pas peur d’assumer ses rêves. Quand il conjugue sa marque au futur, il dit : ” je vois Made In Lebled comme Zara, H&M… Déjà, je réfléchis à avoir des boutiques. C’est juste une question de temps et d’organisation. ” 

Son plus grand souhait est d’avoir des boutiques au Gabon et dans plusieurs autres pays, ainsi que d’arriver à fabriquer sur place ses produits. 

Pour se procurer des articles Made In Lebled, en attendant la création des boutiques physiques, il faut se rendre sur les pages Facebook et Instagram de la marque. “Nous sommes ouverts 24 heures sur 24, et répondons en une heure et parfois un peu moins. Ce sont des commandes groupées par pays. Si vous voulez porter la marque Made In Lebled, il faut être en France, aux USA, au Gabon, au Sénégal, en Chine, en Tunisie, au Maroc, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Italie.” Si vous êtes dans d’autres pays et souhaitez recevoir la marque, vous pouvez le contacter et lui proposer un partenariat pour la distribution.

Une stratégie marketing qui pèèèèèèèèèèèèèèèète !

Je me suis aperçu bien vite que Jojo et son comparse Axel Merryl portait les créations de Jean Jacques NDINGA. Etant une grosse fan des deux, ça m’a un peu tout de suite sauté aux yeux.

Après, les blogueurs et youtubeurs devenant très vite des références, ce sont des canaux publicitaires non négligeables. “En effet, je me sers de la notoriété de certains comédiens, artistes, footballeurs, vineurs, chanteurs, etc. Déjà, les articles sont beaux et de bonne qualité. Plus la personne qui la porte a une grande notoriété, mieux c’est pour la marque.”

Quand Jean Jacques ne fait pas porter ses vêtements aux célébrités, il se fait des séances shooting à des endroits idylliques. “Toujours dans le soucis de donner à nos clients l’envie d’acheter nos produits.”dit-il.

HELLBEVILLE fait son chemin. Il est clair que les Librevillois se sentiront plus proches du concept plus que les autres, mais Jean Jacques veut être clair :“HELLBEVILLE veut dire, c’est chaud en ville. C’est vrai que c’est un hommage à ma ville, mais tout le monde peut et doit s’y reconnaître. Que ça soit un Dakarois, un Port-Gentillais ou un habitant de Lomé, tout le monde doit pouvoir s’identifier dans HELLBEVILLE.”

Sur cette question de déclinaison, Jean Jacques affirme qu’il a été approché déjà pour réfléchir à amener le concept sur d’autres villes d’Afrique et qu’il y pense même s’il reste sur le fait que tout le monde peut s’approprier l’actuel concept. Il reste néanmoins ouvert pour des événements particuliers à produire des stocks limités d’articles avec des déclinaisons spécifiques.

Le dernier mot de Monsieur NDINGA…

Etre un entrepreneur, c’est aussi arriver à inspirer du monde à travers ses actes et ses paroles. Pour le traditionnel instant coaching, Jean Jacques NDINGA s’est adressé aux jeunes Africains en général et aux Gabonais en particulier.

“Apprenez à valoriser l’Afrique ! Il faut mettre l’Afrique à un niveau assez respectable aux yeux des autres continents. Quand vous avez un projet en tête, s’il vous tient vraiment à cœur, si vous voulez vraiment le réaliser, peu importe le capital que vous avez, lancez-vous ! Des portes pourraient s’ouvrir. Il serait temps que la jeunesse gabonaise se bouge. Elle ne doit pas tout attendre du salaire. Il faut essayer l’originalité, dans le but de faire avancer le pays… Le salaire, c’est bien. Mais le profit, c’est mieux ! Rien n’est impossible. Rien ne peut vous arrêter à part vous même !”

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