Accueil Art / Spectacle Mariam EYA DIAWARA, la candidate Gabonaise à Miss Africa Calabar : “Je ne regrette rien et à aucun moment je n’ai senti de la tristesse.”

Mariam EYA DIAWARA, la candidate Gabonaise à Miss Africa Calabar : “Je ne regrette rien et à aucun moment je n’ai senti de la tristesse.”

Par Maëlla Séna Kassa Mbenga

La sorcellerie, c’est quand tu repères une étoile montante et qu’un frère (du moins c’est ce que je croyais qu’il était) vient te convaincre de laisser passer ta chance de l’interviewer en prime. Oui, Cédric je t’en veux toujours!

Plus sérieusement, Mariam EYA DIAWARA apparaissait régulièrement comme modèle pour mon ami photographe Cédric OKIAS. Et un jour, il a inscrit une légende qui présentait tout ce qu’elle savait faire : la danse, le mannequinat, le maquillage professionnel… Je me suis juste dit “waouh, il faut que je l’interviewe! Elle doit certainement avoir beaucoup à dire.”

Alors, je l’approche et je découvre une jeune femme ouverte, sympathique et agréable. Lorsque je lui propose de faire un article sur elle, elle me demande d’attendre en décembre parce que j’aurai un peu plus à me mettre sous la dent.

Un mois et demi plus tard, décembre arrive et qu’est ce que je vois? Mariam est candidate pour l’élection de la Miss Africa Calabar 2017!

Espace libre

Putain! J’ai eu raison c’est une pépite!

 

Ce que je pense, moi Maëlla, de Miss Africa Calabar.

Pour faire court, c’est un concours de beauté organisé par le Gouverneur de l’Etat de Cross River au Nigéria, Benedict Ayade. Ce concours réunit une trentaine de jeunes femmes âgées entre 18 et 25 ans et qui sont originaires d’Afrique.

C’est un concours de beauté assez particulier en ce sens qu’il fait la promotion de l’économie verte et se veut une réelle plateforme de sensibilisation au réchauffement climatique. La cause que ce concours ambitionne de défendre est “L’économie verte comme outil pour le développement durable”.

Ce n’est donc pas un énième concours de beauté vide de sens où des femmes s’exhibent à demi-nues pour le buzz. Celui-ci a le mérite de défendre une cause qui devrait nous interpeller tous.

 

Mariame, parle moi un peu de toi…

Je suis quelqu’un qui n’aime pas rester sur place à ne rien faire. J’aime bouger et j’ai beaucoup de passions. Ce qui fait que j’ai pleins d’activités et parfois je m’embrouille un peu. (rires) Mais, ça va j’arrive quand même à gérer.

Je suis une maquilleuse, mais pas à plein temps. Une certaine clientèle que je maquille sur rendez-vous pour des événements m’est déjà acquise. Je suis danseuse  hip hop également. Mon crew c’est VR.SACE. Et ça aussi je ne le fais pas tout le temps. Il y a des périodes pendant lesquelles je danse beaucoup et d’autres où je me repose. Je me suis également lancé dans le commerce. Je vends des produits de bien être et des cosmétiques pour rester dans la logique de ma passion pour le maquillage et la beauté. Et toutes ces activités je les gère en parallèle à ma vie d’étudiante.

 

Pourquoi le changement climatique te parle tant?

Déjà parce que à la base j’aime beaucoup la nature. Je suis le genre de personne qui parle tout le temps de la beauté de la nature, de la beauté des arbres… qui n’aime pas voir les personnes dans la rue jeter des trucs sur la voie publique, etc.

Parlant du concours de beauté, c’est une cause très noble. C’est ce qui m’a poussé d’ailleurs à y participer. Je voyais à travers cette couronne un moyen de participer à des conférences, d’ agir pour la sensibilisation des populations au défis que représente le changement climatique. Même si on agit, il ne faut pas négliger la sensibilisation parce que sans éducation les choses ne peuvent pas changer en fait.

Vous pouvez d’ailleurs avoir un aperçu concret de ce dont il est question en cliquant ici.

 

Tu souhaites faire carrière dans quoi, avec toutes ces casquettes?

J’aimerai beaucoup me lancer dans le mannequinat. C’est quelque chose qui me plait beaucoup. J’ai déjà commencé à poser en tant que modèle photo, mais j’aimerai bien faire du mannequinat et en vivre. Pour le futur, parmi toutes mes activités c’est le mannequinat qui m’inspire le mieux.

 

Un mot à l’endroit des jeunes.

Le changement climatique est quelque chose de réel.  C’est vrai qu’en entendre parler à la télévision ça peut donner l’impression que les effets ne se feront ressentir que plus tard. Je peux vous assurer qu’on est déjà touché par le changement climatique et il faut agir. Quelque soit notre rang social, on a la force d’agir. De la femme de ménage avec ses sacs en plastiques, au forestier qui coupe les arbres, tout le monde peut agir pour lutter contre ce phénomène.

Je pense que lorsqu’on fait quelque chose qui nous passionne, forcément on le fait avec amour et au final on est le meilleur dans notre domaine. A mon avis, tout le monde devrait faire ce qui le passionne. Ne suivez pas l’argent. Quelque soit le domaine qui vous passionne, si vous le faites bien, ça rapportera.

L’expérience Miss Africa Calabar, ce qu’elle t’a apportée.

Cette aventure m’a permis de rencontrer des personnes exceptionnelles comme monsieur Charles qui était en charge de l’organisation de l’événement. C’est quelqu’un qui à su nous couver. J’ai également eu le privilège de rencontrer le Gouverneur de Calabar, Ben Ayade. C’est lui qui est à l’origine de ce concours. C’est un fervent défenseur de la lutte contre le réchauffement climatique, son objectif étant de voir l’Afrique participer à cette lutte, qu’elle soit le bon élève qu’on cite en exemple.

Tu n’as pas gagné, est ce la fin de tout?

Non! Au contraire! L’important pour moi est d’être l’ambassadrice du changement climatique dans mon pays. Je vais me battre pour me faire une place au niveau national et international. Je ne regrette rien et à aucun moment je n’ai senti de la tristesse.

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